Bienvenue !

Nous sommes ravis de vous accueillir sur le forum des pilotes privés.
Vous êtes sur un forum de discussions public, permettant aux pilotes privés, mais aussi à tous les passionnés des choses de l'air, d"échanger leurs idées, leurs expériences, leurs questions.
S'il s'agit de votre premier accès à ce site et que vous n'avez pas créé de pseudonyme, votre accès est restreint. Vous devez obligatoirement vous enregistrer avant de pouvoir accéder à la totalité des rubriques, et apporter vos contributions. L'enregistrement ne prend que quelques secondes.
Pour cela, cliquez sur l'option "M'enregistrer " dans le menu à droite ci-dessus. Si vous possédez déjà un identifiant, indiquez-le dans la zone de saisie ci-dessous.
Nous vous remercions pour votre compréhension, et vous souhaitons de passer de bons moments sur le Forum des Pilotes Privés.

Les Administrateurs

Glissade et vrille? l’amalgame

L'aviation légère et l'aviation en général, pour les pilotes et élèves-pilotes privés, mais aussi tous les amoureux de l'aviation. Les membres inscrits ont aussi accès au "Bar de l'aéroclub".

Re: Glissade et vrille? l’amalgame

Messagede Philippe Warter le Samedi 29 Août 2026 18:15

Je pense qu'il y a confusion entre la glissade anodine permettant l'atterrissage par vent de travers (inférieur ou égal aux limites de l'avion) (voir alain juste au dessus) et le décrochage en glissade (très haut) à titre de démonstration du phénomène de départ en ville, ce qui va bien en Cap 10 ou Jodel, mais apparemment moins bien avec les machines modernes à forte charge alaire (jamais essayé avec VL3 par exemple, je ne connais pas le WT9).

Par vent de travers limite, exemple fréquent au Touquet en 31, on a deux possibilités à l'atterrissage :

- arrivée en crabe jusqu'au ras du sol, décrabage, et maintient de l'axe au roulage avec manche dans le vent et pied à contre à la demande.

- ou bien arrivée en glissade, fuselage dans l'axe, vitesse légèrement majorée (Vs + 5kt me paraît suicidaire, en instruction c'est minimum 1,3 Vs) et on maintient jusqu'au touché, ce qui donne de jolis atterrissage que j'appelle 1 2 3, évoquant le touché successif des roues.

Cette glissade avec la bonne vitesse n'a rien de dangereux, et comme alain, on m'a appris cette méthode tout petit (il y 54 ans déjà!) et je continue à l'enseigner même si ce n'est plus forcément au programme.

Par contre, l'autre, la "méchante", je ne m'y risque pas avec les ulm standards du marché. Mise en garde à bonne hauteur (minimum 3000 ft, ce qui est pénible en région parisienne parce que ça demande de sortir des zones 1500 et 2500 ft) avec machines équipées de parachute et dès que ça part d'un degré, la démo est réussie, manche secteur avant et pied à contre (ET PAS TOUCHE AUX AILERONS, sinon le volume augmente considérablement dans le casque). Je n'ai encore jamais eu à tirer la poignée, mais je répète que je fais ces exercices avec des machines placides.

NB : je sais qu'on ne dit plus glissage, mais dérapage intérieur. Mais encore une fois, je dis glissade depuis 54 ans, et je trouve que dérapage intérieur est moche et trop long. Les aviateurs ont déjà tendance à faire des phrases (moi y compris), pas la peine d'en rajouter!
Les signatures sur les forums internet sont souvent apocryphes. Jules César.
Avatar de l'utilisateur
Philippe Warter
 
Messages: 14950
Inscription: Vendredi 14 Septembre 2007 21:11
Aérodrome: Meaux/Nangis
Activité/licences: IULM AUTOGIRE PPL

Re: Glissade et vrille? l’amalgame

Messagede Gilles131 le Samedi 29 Août 2026 19:53

Philippe Warter a écrit:NB : je sais qu'on ne dit plus glissage, mais dérapage intérieur. Mais encore une fois, je dis glissade depuis 54 ans, et je trouve que dérapage intérieur est moche et trop long. Les aviateurs ont déjà tendance à faire des phrases (moi y compris), pas la peine d'en rajouter!

C’est une lubie d’aérodynamicien à l’ego et au rigorisme excessifs, pour qui un dérapage est positif, quand l’air vient de la droite, ou négatif dans le cas contraire. Pour eux la « glissade » n’est qu’un dérapage, venant de l’intérieur du virage, et le « dérapage » n’est qu’un dérapage venant de l’extérieur du virage. Bien. Mais en ligne droite, le dérapage vient de l’intérieur ou de l’extérieur?
Le mécanicien du vol et le pilote, eux, savent qu’il n’y a pas symétrie entre un virage dérapé et un virage glissé, et la susceptibilité  très différente de chacun au départ en vrille l’illustre bien. Pour certains la raison évidente est que la portance fuselage due au dérapage soulage la voilure lors du virage glissé, mais la charge lors du virage dérapé. Pour ma part, je n’exclus pas qu’il puisse s’y ajouter d’autres raisons plus subtiles.
Avatar de l'utilisateur
Gilles131
 
Messages: 7167
Inscription: Lundi 18 Novembre 2013 19:53
Activité/licences: Pilote de Bücker… et autres

Précédente

Retourner vers En l'air, autour de ce qui vole

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: CRETIEN, EMG, Google [Bot], Luciano et 378 invités