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L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

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L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Gilles131 le Jeudi 3 Janvier 2019 20:23

Voici un article très intéressant issu de la lettre (niouzletteur) de novembre-décembre 2018 de l'Académie de l'Air et de l'Espace.
L'auteur en est l'actuel vice-président, qui sait de quoi il parle.

Voilà qui nous change des positions dogmatiques que l'on voit de plus en plus fleurir, de-ci, de-là, au fil des posts.
Bien que je n'aie aucune autorité pour en parler, il exprime parfaitement mon ressenti sur cette question. Personnellement, je trouve cela plutôt rassurant.

Claude ROCHE
Ancien vice-président Grands systèmes de Matra Défense Espace, vice-président de l'AAE a écrit:


L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Il est frappant de remarquer que de nombreuses personnes appellent « intelligence artificielle » les capacités des ordinateurs à traiter des problèmes extrêmement complexes. Et ils parlent d’étudier son utilisation pour piloter un avion de ligne.

Rappelons simplement ce qu’est l’intelligence artificielle :
• Quand la solution d’un problème est rigoureusement définie par des faits logiques et mathématiques, un ordinateur depuis longtemps est capable de le résoudre parfaitement, même quand le problème est extrêmement complexe. Cela s’appelle toujours de la programmation.
• Par contre, lorsqu’on n’est pas dans ce cas-là :
• soit parce que les phénomènes que l’ordinateur observe et doit traiter ne sont pas rigoureux et parfaitement formalisables par la physique ou les mathématiques, comme la reconnaissance de la forme d’un visage, d’un son, ou d’un mot écrit ;
• soit parce qu’on voudrait que l’ordinateur effectue des actions non formalisables : comme inventer un nouveau concept ;
• soit parce que l’analyse des hypothèses possibles dépasse largement les possibilités des ordinateurs comme les jeux d’échec ou de go ou les optimisations GPS ;
alors, il n’y a que les outils « d'intelligence artificielle » qui peuvent les résoudre, et encore avec des erreurs comparables aux erreurs humaines devant les mêmes problèmes quand on a eu de la chance !
C’est la définition de l’intelligence artificielle.

Ce n’est en aucune façon « une manière plus intelligente et plus efficace de programmer l’ordinateur ».

Afin d’illustrer ces idées, analysons la problématique du pilotage des avions, en prenant deux cas :

Cas n°1 (rare...) : un pilote suicidaire s’arrange pour précipiter son avion sur une montagne. Une solution qui semble adaptée serait d’avoir la mémoire exacte à bord de l’avion du relief du sol survolé par les avions de la compagnie aérienne, ce qui se fait déjà pour les avions de combat. Pendant le vol un ordinateur mesure la position de l’avion, son attitude, sa vitesse et les paramètres annexes comme la vitesse du vent, et calcule en continu le risque de crash. Quand ce risque s’avère et est prévu par l’ordinateur dans un délai de quelques (ou plusieurs) dizaines de secondes, une commande automatique fait monter l’avion à une altitude de sécurité, en coupant la commande du pilote.
Un dialogue peut alors s’instaurer entre le pilote et le centre d’opération de la compagnie aérienne. Ensuite le problème peut se traiter de différentes manières, dont des solutions encore à l’étude actuellement.
Certains de mes amis me disent que c’est de l’intelligence artificielle. Pas du tout ! C’est de la bonne programmation classique, pas d’aléas sauf des pannes, pas d’ « intuition » tout est « mathématique ».

Cas n°2 : deux pilotes, avec une expérience moindre qu’un commandant de bord ancien, traversent l’Atlantique dans leur Airbus par exemple entre Rio et Paris, et par erreur commencent à traverser une zone très orageuse. Des sonneries retentissent signalant que momentanément les informations de vitesse-vent données par les sondes Pitot sont inefficaces, et l’avion passe la main aux pilotes.
Le pilote en charge qui a pris la main a du mal à interpréter les informations et à comprendre la situation. Il croit bon de tirer sur le manche au lieu de le pousser, sans comprendre qu’il décrochait et tombait. Et c’est très vite la catastrophe.
Ce processus donne lieu dans ce scénario à deux possibilités d’erreurs, qui ont été faites par les pilotes humains eux-mêmes sur le vol AF 447 du 1er juin 2009. Au stade actuel de l’intelligence artificielle, elle aurait pu faire les mêmes erreurs, et de manière beaucoup plus probable que nos pilotes.
En effet, l’interprétation de la dangerosité d’un orage vue par son image radar est très difficile à faire par une intelligence artificielle, et ce pour encore de nombreuses décennies. L’apprentissage dit « profond » ou « intuitif » actuel malgré ses qualités garderait dans ce cas-là un taux d’erreur bien supérieur à celui d’un humain.
L’estimation du risque de décrochage de même. La complexité de la situation ajoutée à l’insuffisance des informations reçues dépasse la capacité de l’apprentissage IA.
Lors de ces raisonnements humains et IA, on retrouve des deux côtés des processus résultant de leur expérience : l’homme qui a appris de manière logique et intuitive, et l’ordinateur qui ne s’est construit qu’un algorithme statistique intuitif, mais non logique.
Les deux se trompent, mais beaucoup plus l’IA actuelle qui n’apprend pas encore en construisant des schémas.

En conclusion, pour l’équipement du cockpit, trouvons le maximum de processus qui soient représentés par des modèles rigoureux et dont le formalisme est exact, et qu’on peut programmer. Sinon attendre que l’intelligence artificielle forte existe avec alors aussi un apprentissage logique, c’est-à-dire dans de nombreuses décennies.
Si cela marche bien, elle fera autant d’erreurs qu’un humain, et elle sera à gérer comme lui.


Des pilotes bien formés et bien entrainés, on n'a pas encore trouvé mieux, et pour encore longtemps.
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede gma le Jeudi 3 Janvier 2019 20:48

Sauf que la décision n'est pas logique, mais juste économique !... Comme celle actuelle de payer un ou des humains 100 % pilotes d'un temps de vol alors qu'ils ne pilotent que 10 ou 15% du temps payé.
Le choix de l'IA dans le cocpickt ne sera donc pas fait pour remplacer le pilote qui pilote, mais pour le "seconder" pendant qu'il fait autre chose que piloter... Et vous verrez qu'il y aura des pilotes candidats !
Exactement comme pour les robots "collaboratifs" ou les "exosquelettes" qui arrivent pour "soulager" et "aider" l'humain (soulever une pièce pesant 5 Kg, 500 fois par poste)... Humains qui finalement va se péter les reins les 15 dernières minutes du poste en allant débloquer d'un convoyeur le chariot de 2500 Kg portant toutes les pièces finies (1 seule fois par poste)...Image
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede FbS le Jeudi 3 Janvier 2019 21:59

L’intelligence Artificielle, on y est pas encore. Par contre, de la connerie naturelle on en a à revendre, et on est pas prêts d’en avoir une pénurie
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Philippe Warter le Jeudi 3 Janvier 2019 22:03

Bien pensé dans l'ensemble.

Mais la fin vient ternir le raisonnement précédent, c'est dommage.
Il s'agit de la phrase concernant l'lIA "forte" (autrement dit capable d'auto-apprentissage et d'intuition), qui n'arriverait que dans plusieurs décennies (c'est vague, plusieurs commençant à deux) et faisant autant d'erreurs qu'un humain, puisque "câblée" de la même façon.

Les prévisions sont un art difficile, surtout quand elles concernent l'avenir. Donc on va attendre "plusieurs" décennies (enfin pour ceux qui sont plus jeunes que moi), pour savoir qui sera le prévisionniste gagnant du loto.
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Andre Tissot le Jeudi 3 Janvier 2019 22:05

gma a écrit:Sauf que la décision n'est pas logique, mais juste économique !... Comme celle actuelle de payer un ou des humains 100 % pilotes d'un temps de vol alors qu'ils ne pilotent que 10 ou 15% du temps payé.


Ben c'est déjà ce que fait une célèbre chaîne de restauration rapide.
Il y a en permanence un indicateur qui définit le nombre d'équipiers nécessaires en fonction du nombre de clients.
Lorsqu'il y a trop d'équipiers, on leur propose de prendre un peu de repos dans la salle de repos, mais sans oublier de dépointer avant ...
Comme çà, ils sont présents, mais non payés.
Etonnant, non ?


Sinon, dans l'exemple, j'aurais bien rajouté la perte des 2 moteurs au décollage de JFK.
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Gilles131 le Jeudi 3 Janvier 2019 22:27

Le propos de gma illustre parfaitement la nécessité de se fier uniquement à ceux qui savent de quoi ils parlent.

gma a écrit:Sauf que la décision n'est pas logique, mais juste économique !... Comme celle actuelle de payer un ou des humains 100 % pilotes d'un temps de vol alors qu'ils ne pilotent que 10 ou 15% du temps payé.

Ceci revient à supposer que les pilotes ne travaillent que lorsqu'ils branlent le manche.
C'est d'une inanité tellement abyssale que je serais bien étonné qu'il y ait grand monde pour le croire. Les pilotes travaillent bien évidemment à chaque seconde du vol, longtemps avant, un peu après, et beaucoup entre les vols. La technologie, la réglementation, l'espace aérien, tout l'environnement et le métier évoluent très, très vite et en permanence, et il faut être à jour, toujours.
Quel autre métier oblige à repasser son diplôme plusieurs fois par ans?

Un pilote standard travaille plutôt environ 300% de ses temps de vol, un instructeur 500 %.

gma a écrit:Le choix de l'IA dans le cocpickt ne sera donc pas fait pour remplacer le pilote qui pilote, mais pour le "seconder" pendant qu'il fait autre chose que piloter... Et vous verrez qu'il y aura des pilotes candidats !

Cela n'a rien à voir avec l'IA: ce sont les progrès des systèmes et des automatismes qui ont permis de passer de 2 pilotes + 1 mécanicien + 1 radio + 1 navigateur à 2 pilotes tout court en équipage standard, assurant à eux deux la totalité des fonctions, incluant l'analyse permanente des situations et des possibilités en cas de pépin de tout ordre, mécanique médical, diplomatique, le commercial, etc, etc...
Ceci ne retire rien à l'intérêt du métier, mais au contraire l'accroit considérablement et, comme tu dis, des candidats, il y en a. Plein. Et ils ont bien raison!
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede gma le Jeudi 3 Janvier 2019 23:07

Vous avez raison Gilles et je suis du même avis. Mais le décideur, qui fera en fonction de données économiques, opposera sur vos arguments de multitâches du pilote tels que dénoncés, argüant que vous n'êtes donc pas en train de piloter lorsque vous gérer la situation d'un déroutement suite à malaise vagal, que l'IA pourrait décider pour vous (pas forcément mieux, mais moins cher).
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede JAimeLesAvions le Jeudi 3 Janvier 2019 23:12

Au stade actuel de l’intelligence artificielle, elle aurait pu faire les mêmes erreurs, et de manière beaucoup plus probable que nos pilotes

C'est une affirmation que je veux bien croire, mais je ne vois pas pourquoi dans le futur une machine à qui on aurait enseigné la même chose qu'à un pilote, ainsi qu'une description exacte et complète des systèmes de l'avion, n'aurait pas pu comprendre ce qui se passait.
J'imagine que la difficulté vient du fait que la "description exacte et complète" des systèmes de l'avion n'est pas quelque chose de faisable actuellement, puisque aucun langage, au sens de langage de programmation, ne permet de le faire facilement.
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Gilles131 le Jeudi 3 Janvier 2019 23:29

JAimeLesAvions a écrit:
Au stade actuel de l’intelligence artificielle, elle aurait pu faire les mêmes erreurs, et de manière beaucoup plus probable que nos pilotes

C'est une affirmation que je veux bien croire, mais je ne vois pas pourquoi dans le futur une machine à qui on aurait enseigné la même chose qu'à un pilote, ainsi qu'une description exacte et complète des systèmes de l'avion, n'aurait pas pu comprendre ce qui se passait.

Tout simplement parce qu'elle aurait les mêmes informations, tout aussi fausses et incohérentes que dans le cas cité.

J'entendais il y a quelques jours des scientifiques affirmer que les VERITABLES spécialistes de la voiture autonome (Université de Berkeley) n'en voyaient pas la possibilité avant 2050 minimum.

Rien d'étonnant: tout repose sur des capteurs. Que fera la voiture "autonome" quand ses capteurs se prendront une bonne giclée alors que le camion qui la précède traverse une bonne flaque d'eau, ou pire, de boue? Ou un sac plastique qui trainait sur la chaussée? Ou quand ils givreront? Ou, ou...
Quand l'automatisme ne sait plus faire et qu'il te rend le bazar en vrac en disant "je sais plus faire, démerde-toi", en avion en général on n'est pas au ras du sol. En voiture on est à quelques centimètres du trottoir ou du fossé, voire du ravin. Le conducteur passif, supposé lire le journal ou regarder la télé, aura quelques centièmes de secondes pour se réveiller, réaliser, analyser, comprendre et reprendre les commandes pour éviter l'accident. Sans moi, merci.
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Delépine le Jeudi 3 Janvier 2019 23:48

La voiture autonome aux capteurs masqués (tous ?) exploitera sa connaissance antérieure de la situation.
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede gma le Jeudi 3 Janvier 2019 23:49

Arrête tout de suite tes approches GNSS alors...
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Julien78510 le Jeudi 3 Janvier 2019 23:59

Gilles131 a écrit:Rien d'étonnant: tout repose sur des capteurs. Que fera la voiture "autonome" quand ses capteurs se prendront une bonne giclée alors que le camion qui la précède traverse une bonne flaque d'eau, ou pire, de boue? Ou un sac plastique qui trainait sur la chaussée? Ou quand ils givreront? Ou, ou...
Quand l'automatisme ne sait plus faire et qu'il te rend le bazar en vrac en disant "je sais plus faire, démerde-toi", en avion en général on n'est pas au ras du sol. En voiture on est à quelques centimètres du trottoir ou du fossé, voire du ravin. Le conducteur passif, supposé lire le journal ou regarder la télé, aura quelques centièmes de secondes pour se réveiller, réaliser, analyser, comprendre et reprendre les commandes pour éviter l'accident. Sans moi, merci.



Pour la voiture, plus probablement une fonction de type arrêt d'urgence: si les indications des capteurs ne sont plus suffisantes se gare (si elle le peut) ou s’arrête sur place avec les feux de détresse plutôt que de foncer dans le mur/le ravin/le trottoir plein de piétons/... Les voitures qui arrivent derrière: soit elles respectaient les distances de sécurité, pas de problème pour s’arrêter, soit elles ne les respectaient pas... et c'est leur problème.
On peut ajouter à ça: des capteurs redondants, et placés à des endroits différents, et des modes dégradés qui permettent de limiter les dégâts (par exemple si on perd les capteurs principaux, utiliser ceux de l'aide au stationnement: ça pourra suffire à éviter le ravin le temps de s'arrêter, ...)
Pour le reste je suis totalement d'accord avec toi!

En avion, on peut imaginer que quand l'automatisme ne sait plus faire, il tire le parachute Image
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Philippe PONS le Vendredi 4 Janvier 2019 00:08

Mais si l'intelligence artificielle existe, no futur pour les pilotes, l'avenir est aux drones.
Vous doutez de leur intelligence ? Allez donc voir ce film qui sera bientôt en salle:
Image
Image

https://youtu.be/zfWYCfHpb6U

Le trailer du film est impressionnant, non ? On sent bien la connerie naturelle l'oeuvre d'art qui sera oscarisée à n'en point douter...
(le réalisateur est d'ailleurs un grand, c'est celui qui avait fait Zombeavers - Les zombis castors - un film qui a fait référence dans les navets à Hollywood)

Non, non, tapez pas, je suis déjà parti...
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Philippe Warter le Vendredi 4 Janvier 2019 00:15

Les pilotes sont beaucoup trop techniciens, et pas assez statisticiens.

Le problème des automatismes n'est plus vraiment technique. Un capteur masqué, cassé, etc ... ça se gère. Redondance, mode dégradé, mode d'urgence, on sait ou saura faire.

Ce qui est intéressant ce sont les stats.
Pour reprendre l'exemple de la voiture, est-ce qu'il y aura plus d'accidents mortels dûs à des automatismes défaillants qu'à des conducteurs bourrés (en France c'est quand même 1/3 des accidents mortels).
Je suis prêt à parier que non. Du coup je préfère 500 morts automatisés que 1000 morts (le chiffre actuel) alcoolisés.


L'être humain a d'ailleurs des réactions intéressantes face à l'accidentologie.

3000 morts par an sur les routes en France, tout le monde s'en fout.
150 morts en avion de ligne une fois tous les dix ans dans le même pays, ça fait la une du JT pendant 15 jours.
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Re: L’intelligence artificielle dans le cockpit ?

Messagede Splitcat le Vendredi 4 Janvier 2019 00:27

Philippe Warter a écrit:Les pilotes sont beaucoup trop techniciens, et pas assez statisticiens.

Le problème des automatismes n'est plus vraiment technique. Un capteur masqué, cassé, etc ... ça se gère. Redondance, mode dégradé, mode d'urgence, on sait ou saura faire.

Ce qui est intéressant ce sont les stats.
Pour reprendre l'exemple de la voiture, est-ce qu'il y aura plus d'accidents mortels dûs à des automatismes défaillants qu'à des conducteurs bourrés (en France c'est quand même 1/3 des accidents mortels).
Je suis prêt à parier que non. Du coup je préfère 500 morts automatisés que 1000 morts (le chiffre actuel) alcoolisés.


L'être humain a d'ailleurs des réactions intéressantes face à l'accidentologie.

3000 morts par an sur les routes en France, tout le monde s'en fout.
150 morts en avion de ligne une fois tous les dix ans dans le même pays, ça fait la une du JT pendant 15 jours.


C'est pas tout à fait ca.
Plus une cause de mort est spectaculaire, et donc correlativement rare, plus ça intéresse.
Des dizaines de milliers de morts par cancer on s'en fout.
3500 morts sur les routes on s'en scandalise.
150 morts dans un avion ca fascine.
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